Lintrigante’s Weblog











Je n’en reviens juste pas.  Je viens tout juste d’entendre à la télévision une nouvelle complètement renversante et que je trouve tellement absurde.

Une enfant de 12 ans a traîné son père en justice parce qu’il l’avait empêchée d’aller à son voyage scolaire de fin d’année (à Québec) parce qu’elle avait désobéi à certaines consignes.  Eh bien, croyez-le ou non, la petite a gagné.  La juge trouvant plus favorable pour la croissance et l’épanouissement de l’enfant de faire le voyage plutôt que de respecter l’autorité parentale.

Au risque de me répéter, je n’en reviens juste pas.  Mais permettez-moi de vous mettre en contexte…

Les parents de cette jeune adolescente sont séparés (ou divorcés).  Papa a la garde légale de l’enfant, mais depuis quelques semaines (avant le problème qui remonte dans la première moitié de juin) cette enfant demeure (pour des raisons inconnues) chez sa mère.  Chez papa, la jeune demoiselle n’a pas le droit de clavarder.  Le père se rend compte que sa fille a passé outre cette interdiction.  Il découvre qu’elle s’est inscrite à un site de conversations et de rencontres.  Il découvre aussi qu’elle a pris des photos d’elle, qu’elle a probablement publiées sur ledit site web et il ne les trouve pas de très bons goûts.  Le papa qui est fâché décide de lui couper son voyage à Québec avec ses camarades de classe en guise de conséquences punitives.

La jeune demoiselle étant très fâchée par cette situation se sauve chez sa mère et décide (avec probablement l’aide de quelqu’un) d’apporter ce problème devant un juge en engageant une avocate. 

Je ne comprends pas qu’un quelconque avocat ayant un peu de jugement décide d’accéder à ce genre de demande et encore moins un juge de décider d’entendre ce genre de cause.

Peut-être que papa est plus sévère depuis quelque temps, peut-être qu’il y a eu des changements plus ou moins majeurs dans cette famille… mais je crois que ce n’est pas une raison pour donner droit à une enfant de se battre contre son père devant un juge pour une punition qu’elle n’accepte pas.  Si son père l’avait battue, lui avait coupé nourriture ou autre chose nécessaire à la survie de l’enfant, cette dernière aurait eu totalement raison de se rendre devant le juge.  Mais là, il n’est pas question de ça.

Je pense que la juge est allée trop loin dans son jugement.  De plus, je trouve que ça ouvre la porte à d’autres causes de ce genre.  Quel message la justice envoie-t-elle aux jeunes?

La juge Ruffo a pris la part de cette cause en disant que cette enfant n’était pas née à 12 ans, qu’elle a certainement déjà un bon historique, de même que la famille d’origine et celle reconstituée. Elle appuie la cause en disant qu’un enfant a le droit d’être entendu. Je veux bien croire mais je crois qu’il y a certaines limites. Elle n’a pas été en danger de vie ou au niveau de son intégrité physique ou moral, elle n’a été puni que d’un voyage à Québec. Elle aurait fini par s’en remettre…

Très honnêtement, qu’un de mes enfants me traîne en justice pour aussi peu démontrerait un tel irrespect de ma personne que je pense que je mettrais des années avant de le lui pardonner.  Je ne peux imaginer le type de relation que j’aurais avec lui par la suite… s’il y en a une.

Je ne sais pas si cette juge se rend compte qu’elle vient de briser une famille qui avait probablement déjà du mal à s’entendre.  Au lieu de les aider, elle leur a complètement nui. 



{1 mai 2008}   134,4 cents

Je n’en reviens juste pas! Le prix de l’essence est à 134,4 cents le litre à Laval. Il était ,en début de semaine, à 138.4 cents. Avec de tels tarifs, la plus grande pétrolière au monde, Petrobras, a réussi à faire des profits autour de 17 milliards de dollars durant les seuls trois premiers mois de l’année. Si ce n’est pas le plus gros profit enregistré, c’est le deuxième (J’ai pas trop saisi ce qu’ils disaient aux nouvelles.) Et imaginez-vous qu’ils sont déçus de ces profits.

Non, mais faut-il être fous pas rien qu’à peu près! Pendant qu’ils nous ruinent, eux font des profits faramineux et ils ne sont même pas contents! Qu’est-ce qu’ils veulent de plus? À quoi vont leur servir des profits supplémentaires? À s’acheter une maison, un yacht ou un hélicoptère super luxueux de plus? L’argent leur sort de par les oreilles… je pense qu’ils en ont assez.

Pis le gouvernement qui ne fait rien. Bien sûr, 34% du prix à la pompe est destiné aux taxes. Pour lui aussi c’est payant.

Très sérieusement, je me demande bien si on peut faire quelque chose pour stopper cette montée catastrophique en tant que population. Il faudrait peut-être recommencer à faire nos déplacements en cariole ou à cheval…

</



Aujourd’hui était la 13è journée mondiale du livre et des droits d’auteurs.  Hier, c’était la journée de la Terre.  Si je ne m’abuse, on est dans la semaine de la maladie mentale, ou bien dont, c’est pour bientôt ou que cela vient de se passer.  Toujours est-il que je trouve qu’il y a de plus en plus de jours de ci, de semaines de ça, de mois de quelque chose d’autre…

Disons que je suis d’accord pour quelques-uns d’entre eux mais pas tous, voyons!  On finit par ne plus savoir où donner de la tête!  La preuve:  à l’école où je travaille, des enseignants ont organisé des activités pour la journée du livre.  Par contre, rien n’a été fait pour la journée de la Terre.  Je veux bien croire que les livres sont des éléments très importants dans les écoles et l’enseignement… mais ils ont déjà une semaine dans je ne sais plus quel mois de l’année.  Par contre, la Terre, elle, n’a aucune semaine, aucun mois.  Je pense qu’on aurait pu faire quelque chose.

Vous me direz, tu n’avais qu’à faire de quoi toi.  Bien sûr, j’en ai parlé en classe… mais pour ce qui est des activités, il y a un comité d’enseignants déjà formé qui aurait dû se pencher là-dessus.  Ça bien l’air que ça n’a pas été fait.

Ce qui fait que j’ai décidé que l’an prochain, je siègerais sur ce comité.  Car la Terre est très, très importante et il n’y a pas encore assez de personnes qui sont sensibilisées à ses problèmes.

Enfin, tout ça pour dire, d’arrêter d’ajouter des journées de ci ou de ça, la cour est pleine…



{4 mars 2008}   Échéances

Dans l’enseignement, dans une même école, tous les enseignants ne vivent pas tous la même chose dans une même année. Certains d’entre eux ont une classe plus “facile”, d’autres une classe “pas trop pire, faut juste tenir la vis bien serrée” et d’autres qui en ont une “atroce, même en serrant la vis, il n’y a rien à faire”.

Pour les enseignants de cette dernière catégorie, il y a deux phrases qui leur sont dites assez régulièrement… un peu trop même. Je vous jure que la prochaine fois que j’aurai une de ces dites classes, si quelqu’un me dit une, ou pire, ces deux phrases; il va vraiment apprendre à me connaître et je sens que plusieurs autour vont en être témoin.

Ces deux phrases sont: – Courage, il ne reste que x mois.
– On va tous arriver au 20 juin en même temps.

Oui, c’est certain qu’il ne reste que x mois et c’est certain que tous les enseignants vont arriver à la fin de l’année en même temps. Mais s’il reste 3 mois pour moi, il en reste autant pour l’autre. Sauf que si j’ai une classe atroce et qu’elle a une classe facile ou pas trop pire, je risque de trouver les 3 mois plus longs qu’elle. Puis, quand la fin de l’année scolaire va enfin sonner, je ne serai certainement pas dans le même état qu’elle non plus.

Il y a de ces commentaires qu’il vaut mieux taire. Si tu ne sais pas quoi dire, ne dis rien et écoute, c’est tout… ça va quand même faire du bien à l’autre.



Aujourd’hui était ma première journée de travail après une semaine de relâche. Déjà, je suis HYPER frustrée. Non, je ne suis pas frustrée. Je suis plutôt écoeurée. Et quand je dis écoeurée, je ne veux pas dire tannée, fatiguée. Non, je reviens au travail après une semaine de repos et ma journée d’enseignement s’est plutôt bien passée. Non, quand je dis écoeurée, je veux dire dégoûtée et de beaucoup.

Je vous ai déjà parlé d’une collègue qui a un groupe atroce, non, deux élèves qui lui siphonnent énormément d’énergie. Vous vous souviendrez qu’elle n’a pu envoyé l’un d’eux dans une classe spéciale parce que l’école qui devait le recevoir est en crise interne (Les profs tombent comme des mouches parce qu’ils ont des cas psychiatriques). Vous vous souviendrez qu’on lui a dit: “Courage, ma belle. Il ne reste que 5 mois. T’es capable.” C’est le seul soutien auquel elle a eu droit. Eh bien, elle n’est pas entrée aujourd’hui. Ce n’est pas sûr encore, mais probablement qu’elle va mettre quelques semaines avant de revenir. Ça m’horipile! Comment peut-on mettre des êtres vivants aussi à bout? Cette enseignante est super bonne et elle souffre terriblement, pouvez-vous imaginer ce que l’enfant vit jour après jour, année après année et qu’on ne lui apporte aucun soutien. Bref, ça me lève le coeur… réellement.

Puis, en fin de journée, j’apprenais une mauvaise nouvelle me concernant personnellement ainsi que mes élèves. Cette année, j’enseigne à un groupe d’élèves qui ont été combinés. J’ai des élèves de niveau 5è année et j’en ai d’autres qui sont de niveau 6è année. Pour trois ans, les écoles qui ont ce qu’on appelle des classes-cycle ont droit à un budget supplémentaire pour acheter du matériel particulier puisqu’on ne peut utiliser celui présent en classe.

Pourquoi? Tout simplement parce que si je veux enseigner à toute ma classe en même temps en ne diminuant mes exigences que pour mes élèves de cinquième année, je ne peux utiliser le matériel des 5è puisque mes élèves de 6è l’ont déjà fait. Je ne peux pas non plus utiliser le matériel des 6è puisque mes élèves de 5è l’utiliseront l’an prochain.

Donc, pour cette raison, je dois faire des achats en plus de ceux que je fais annuellement pour les différents projets que nous vivrons dans l’année. Cela fait maintenant presqu’un an qu’on me promet que j’aurai un budget de près de 1000$ pour toutes ces dépenses supplémentaires. L’année est commencée depuis août 2007 et nous venons de recevoir ledit budget. Mais il n’est pas au montant annoncé. Non, je n’ai droit qu’au tiers de ce qu’on m’avait promis. Plus exactement, j’ai reçu 337.95$.

Pour pouvoir commencer mon année, je n’ai pas attendu jusqu’à aujourd’hui pour l’achat de manuels et de cahiers. Eh bien, je suis dans le rouge d’au moins 275$ et l’année n’est pas terminée! Je vous jure que j’ai “jumpé” pas rien qu’à peu près quand j’ai appris la nouvelle sur “Post-it”. J’ai quelques gros projets amorcés qui me coûteront des sous, je ne sais absolument pas où je vais les prendre. Certainement pas de ma poche en tout cas!!!

C’est très simple comment je me sens présentement. J’ai l’impression que le monde entier a abandonné les enseignants du Québec. Depuis que la réforme est entrée dans le milieu, on ne cesse de nager en eaux de plus en plus troubles et je n’ai pas l’impression que ça va s’arranger de sitôt.

Si bien que si je le pouvais, j’irais aujourd’hui dans le grand nord québécois. Leurs problèmes, eux, sont véridiques. Nous, on se les occasionne par nous-mêmes, par manque de volonté.

J’aime encore beaucoup enseigner, mais tout ce qu’il y a autour me dégoûte à un point tel que je me demande sérieusement combien de temps je vais pouvoir encore tenir.



{30 janvier 2008}   Mon blog et la réforme

Ma soeur a écrit aujourd’hui un billet disant qu’il fallait faire attention à ne pas parler contre notre employeur sur un blog sous peine de perdre son emploi.

Eh bien!  S’il faut que je perde ma job parce que je parle en mal du gouvernement du Québec (mon employeur) en clamant haut et fort que sa “maudite” réforme n’a pas de bon sens, ce sera que je ne suis vraiment plus faite pour enseigner.  D’ici là, il n’y a rien qui va m’empêcher de parler.

Justement, en fin de semaine, plus précisément samedi à 12h00, il y aura une marche pour manifester notre mécontentement (parents, enseignants et citoyens) face à cette réforme de l’éducation.  Cette marche est organisée par la coalition “Stoppons la réforme”.  Je vous invite d’ailleurs à visiter leur site www.stopponslareforme.qc.ca, à signer leur pétition et même à nous accompagner lors de cette marche qui débutera à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Berri (Métro Berri-UQAM).  Les météorologues n’annoncent pas de gros froids lors de cette journée (- 2 degrés seulement). Alors, soyons nombreux!!!



La réforme passe mal à Laval, c’est un titre d’article paru dans La Presse de jeudi, le 23 janvier, écrit par Isabelle Hachey.  Je vous le copie ici tout en le commentant en espérant que quelqu’un (n’ayant aucun lien avec l’éducation au Québec puisque nous, ils ne nous écoutent pas) se lève et dise haut et fort que là ça va faire!

La réforme scolaire passe mal à Laval (pas seulement à Laval, mais partout au Québec!)

Plus de la moitié des enseignants de Laval sont insatisfaits au travail, et la plupart blâment la réforme scolaire pour leurs malheurs. En outre, pas moins de 75 % des enseignants souffrent de l’intégration massive d’élèves en difficulté dans leurs classes, selon une étude dont les résultats préliminaires seront dévoilés aujourd’hui, au colloque annuel du Syndicat de l’enseignement de la région de Laval.  (J’aimerais bien que cette étude soit étendue sur l’ensemble du territoire du ministère de l’éducation et en voir les résultats.)

« Les enseignants ne sont pas des orthopédagogues, ils n’ont pas les outils pour accompagner les enfants en difficulté dans leur cheminement académique », explique Nathalie Houlfort, chercheuse à l’ENAP et auteure de l’étude. Elle a sondé 250 enseignants. « Ils se plaignent d’avoir plus de gestion de classes à faire que d’enseignement. Et ils regrettent que les élèves réguliers soient pénalisés parce que leur temps et leur énergie sont consacrés au cas les plus difficiles. » (Non seulement je n’ai pas les compétences d’un orthopédagogue, je n’ai pas son salaire non plus!..)

Depuis l’implantation de la réforme, le nombre d’élèves handicapés ou en difficulté intégrés en classes régulières n’a cessé d’augmenter, passant de 67 982 en 2001-2002 à 93 293 en 2006-2007. Mais les ressources n’ont pas suivi, dénoncent les syndicats d’enseignement de la province, qui réclament le maintien des classes spéciales, ou du moins des limites à l’intégration « sauvage » des élèves en difficulté. Le ministère de l’Éducation mène présentement des consultations à ce sujet.  (Je n’en reviens tout simplement pas.  Près de 30000 élèves en difficulté  de plus en cinq ans.  Et là, on ne compte que ceux qui ont été diagnostiqués et cotés.)

L’intégration massive de ces élèves « est la principale source d’insatisfaction au travail des enseignants, parce que ça affecte leur sentiment de compétence, dit Mme Houlfort. Ils se remettent en question parce qu’ils n’arrivent pas à faire avancer les élèves ayant de graves troubles d’apprentissage ou de comportement. Cela a un gros impact sur leur moral ».  (Oui, c’est notre plus grande frustration, mais pas très loin, il y a la réforme qui a empêché que des élèves doublent en 1ère, 3è et 5è année.  Cela a eu pour conséquences d’aggraver les problèmes d’apprentissage de plusieurs enfants.  Et même en 2è et 4è année, on ne les fait doubler que très rarement.  Pourquoi?  Eh bien, si on n’est pas certain de notre choix, on risque d’envoyer un enfant en cheminement continu, donc un avenir moins prometteur, alors qu’il aurait pu faire plus.)

Les 250 enseignants sondés avaient tous, sans exception, au moins un commentaire négatif à faire au sujet de la réforme scolaire, implantée en 2000. «On peut dire que la réforme est une source assez importante d’insatisfaction », constate la chercheuse. « On a l’impression qu’elle a été un peu précipitée, que les fonctionnaires qui étaient responsables de sa mise en œuvre n’étaient pas prêts. On dirait qu’ils ne savent pas trop où ils s’en vont, ça crée une grande zone grise dans laquelle les enseignants doivent naviguer, sans trop savoir eux-mêmes ce qu’on attend d’eux. »  (Je suis surprise que certains enseignants n’aient qu’un commentaire négatif à faire sur la réforme scolaire.)

Cette incertitude affecte le moral des troupes. Pas moins de 21 % des enseignants lavallois disent avoir une santé mentale moyenne ou mauvaise, comparativement à 8 % dans la population en général. « Cela démontre qu’il faut aussi se préoccuper de nos enseignants, pas seulement de leurs élèves, dit Mme Houlfort. On doit les écouter, parce que sinon, on va les perdre. »  (Bon nombre d’enseignants ont précipité leur retraite, d’autres ont abandonné la profession, d’autres se demandent s’ils vont pouvoir tenir encore longtemps.  Je pense que peu croient pouvoir tenir jusqu’à leur retraite, assez lointaine, si rien ne change pour le mieux.)

Et là, on ne parle que des enseignants.  Imaginez les enfants qui sont obligés de vivre dans cette pénible situation.  Je vois régulièrement des classes qui n’ont aucun bon sens.  Mais dans ces classes, il y a des enfants qui veulent apprendre et progresser.  Bien souvent, sinon tout le temps, ils ont droit à un enseignement bien médiocre puisque leur enseignant est occupé à gérer des conflits ou à aider des élèves qui ont trop de difficultés.  Cela ralentit tout le groupe.  Et même l’élève en difficulté ne peut avoir toute l’aide dont il a besoin puisque l’enseignant n’a pas été formé pour ce type de problématique.

S’il vous plaît, est-ce que quelqu’un peut venir en aide à ces enfants, leurs parents et leurs enseignants qui se sentent de plus en plus prisonniers d’une réforme que les dirigeants ne veulent abandonner pour sauvegarder l’idée qu’ils n’ont pas fait d’erreurs?  Pourtant, d’autres pays européens  ont essayé cette façon de faire et ils l’ont jetée aux poubelles. 

S.O.S.!  Aidez-nous quelqu’un!!!



{30 décembre 2007}   Mise au point

En regardant les statistiques de mon blog, j’ai remarqué qu’environ 9 personnes sont venues voir ce que j’avais écrit alors que je n’ai écrit qu’un seul article.  Mais ne vous en faites pas, je vais écrire encore mais ce ne sera certainement pas à tous les jours.  Quoique lorsque je vais recommencer à travailler, j’aurai probablement des choses à dire.

Et en parlant travail, j’ai une petite mise au point à faire… ou plutôt une grosse mise au point.  Parce que je suis enseignante la majorité des gens qui ne connaissent pas vraiment ce métier me critique parce que j’ai deux semaines de vacances à Noël, une en février, sept en été et que j’ai plein de journées pédagogiques.  Tous les enseignants vivent cette représaille.  Laissez-moi donc vous expliquer.

Qui d’entre vous n’avez pas au moins deux semaines de vacances payées par année.  Si cela fait plus de cinq ans que vous travaillez au même endroit, vous devriez en avoir trois et quatre si cela fait plus de dix ans.

Personnellement, cela fait dix ans que je suis au service de la commission scolaire qui m’emploie.  Ce qui fait que j’ai droit à quatre semaines payées (8%).  Oui mes deux semaines à Noël et celle de février sont payées.  Il m’en reste donc une pour l’été.  Le reste est à mes frais.  Aucun enseignant n’est payé l’été à moins qu’il ne travaille.  Vous allez dire que je touche quand même un salaire en été.  C’est vrai.  Par contre c’est parce qu’on ne me donne pas le plein montant de mon salaire durant toute l’année scolaire qui fait que je peux recevoir des paies l’été.

Par contre, je peux vous assurer que je trouve quand même plaisant de pouvoir avoir sept semaines d’arrêt de travail en été.  Avant, du temps que j’étais une écolière, les enseignants ne recevaient pas de salaire en été et plusieurs, parce qu’ils n’avaient pas bien géré leur argent, devaient se trouver un emploi saisonnier.  C’est parce qu’ils se sont battus que nous avons maintenant droit à un salaire prolongé sur toute l’année.

Les fameuses journées pédagogiques.  Ce sont les élèves qui sont en congé!  Nous les enseignants travaillons pour la plupart très fort.  Du moins ceux qui enseignent au primaire et ceux de matières plus lourdes et plus importantes au niveau secondaire.  Par contre, enseigner en enseignement religieux au secondaire, les journées pédagogiques égalent souvent jours de congé à l’école (c’est un prof de religion à la retraite qui me l’a dit!).

Nous, au primaire, n’avons pas assez de nos vingt journées pédagogiques pour faire tout ce que l’on a à faire.

Maintenant que tout cela est mis au clair, j’espère que je n’entendrai plus, de ceux qui auront lu cet article, des commentaires désobligeants quant aux journées de congé que j’ai dans une année.

De plus, lors de mes nombreuses semaines de vacances payées ou non, j’ai souvent de l’ouvrage à faire.  D’ailleurs, j’ai une assez grosse semaine de vacances qui s’en vient qui va être consacrée à la correction de situations problème tout droit sorties de notre belle nouvelle réforme et à la mise au point d’un autre projet que je commencerai après mes fameuses vacances.

Donc même quand je suis en vacances, je ne le suis pas totalement et ce, même l’été!