Ce matin, lorsqu’un de mes fils s’est assis à côté de moi, je lui ai dit à peu près 3 petites phrases très simples en anglais, soit: Hi! How are you? Me, I’m tired. Il n’a absolument pas compris la troisième phrase et il est en secondaire 2! Donc, même s’il a des cours d’anglais depuis la troisième année du primaire (il en est donc à sa sixième année de cours d’anglais), il est bien loin d’être juste fonctionnellement bilingue!
Je me suis donc dit que de mettre des cours d’anglais dès la première année du primaire alors que les enfants ne savent même pas encore lire et écrire en français, langue maternelle, ça ne donnerait rien de plus.
Pourquoi ne pas donner que des cours de conversation anglaise pendant les deux ou trois premières années du secondaire? Ensuite, les jeunes pourraient apprendre à écrire et à lire l’anglais. N’est-ce pas comme ça que nous avons appris à parler, lire et écrire notre langue maternelle? Ce serait peut-être plus efficace.
Non, je n’ai rien oublié, je ne mettrais pas de cours d’anglais au primaire puisque les cours du secondaire seraient beaucoup plus appropriés et surtout plus adéquats. Donc, s’il n’y a plus de cours d’anglais au primaire, cela donnera 3 heures de plus sur 10 jours pour améliorer notre langue française.
Bon, je sais, des cours de conversation anglaise ne peuvent être donnés à des groupes de 30 élèves et plus. Donc, afin de relocaliser les profs qui dispensaient des cours au primaire, il faudrait réduire les groupes des cours d’anglais donnés au secondaire au moins de moitié. Si on juge que les élèves du secondaire ont 4 cours d’environ 1h – 1h15 chacun par semaine cyclique de 9 jours, ils auraient donc droit à environ 84 heures de conversation anglaise dans une seule année. De plus, si on juge que les cours de conversation anglaise au privé (style 254-6011) offrent 30 heures de cours pour des groupes maximums de 8 personnes, je crois que nos enfants ne seront pas trop perdants.
Peut-être que deux ans suffiront et qu’après, les ados auraient 3 ans pour apprendre à lire et écrire l’anglais dans des groupes d’élèves non réduits. Il ne faut pas oublier que l’anglais est une langue seconde pour les francophones, donc il n’est pas primordial qu’on soit des as dans ce domaine. Ceux qui auront besoin d’approfondir leurs connaissances et leurs compétences pourront le faire ailleurs mais au moins, ils auraient déjà une très bonne base.
Qu’en pensez-vous? Je pense que je vais soumettre mon idée au gouvernement.