Lintrigante’s Weblog











{20 juillet 2009}   Eau douce à vendre!

Un  ingénieur d’Hydro-Québec à la retraite propose de dévier le cours de trois grandes rivières de la Baie James afin de produire encore plus d’électricité mais aussi pour vendre cette eau douce à nos voisins ontariens et américains.

Je ne sais plus quoi en penser tellement ça me jette à terre.  Dévier des rivières pour DONNER de l’eau douce potable à des gens qui n’ont pas accès à cette richesse, je dirais ok, mais la VENDRE à des gens qui en ont déjà pour se faire du capital, je trouve ça franchement immoral!

Si ces ontariens ou ces américains veulent de l’eau, ils n’ont qu’à dévier leurs propres cours d’eau.  Franchement, je ne crois pas qu’en Ontario il y ait un manque d’eau douce.  Aux États-Unis, peut-être que certains endroits sont plus « à sec », mais je ne pense pas qu’ils en manquent réellement malgré tout.

Que ce soit pour de l’hydro électricité ou pour autre chose, faire dévier des cours d’eau amène des problèmes environnementaux à courts, à moyens et à longs termes.  Je suis tannée d’entendre que l’hydro électricité est une énergie verte.  Ok, sa consommation ne produit aucune pollution.  Par contre, la construction de barrages est une tout autre situation.  Pour faire ces barrages, il faut détruire la nature autour pour laisser place aux gros camions, aux grosses grues et à l’énorme masse de matériaux que cela nécessite sans parler des énormes bassins d’eau qu’ils créent et qui inondent la faune, la flore et les forêts de l’endroit.

N’oublions pas que ces probables futurs barrages hydroélectriques serviront à la vente de l’électricité produite par ces nouveaux barrages.  Donc détruire notre nature pour vendre de l’hydroélectricité et de l’eau douce à des gens qui peuvent facilement s’abreuver par leurs propres moyens et qui peuvent s’alimenter en énergie propre autrement (éoliennes, écrans solaires), je suis complètement contre ce projet.

Bien sûr, ce projet n’a pas été crié sur tous les toits… je me demande bien pourquoi…. auraient-ils peur de la réaction des Québécois?



Je n’avais pas envie de revenir sur le sujet mais certains commentaires m’obligent à me délier la langue ou plutôt les doigts.

Ces commentaires sont:  C’est un crime crapuleux, horrible… elle n’a que ce qu’elle mérite!  Elle n’avait qu’à y penser avant de commettre cet acte irréparable!  C’est tant pis pour elle!

Écoutez… ou plutôt lisez bien, ceux qui disent qu’elle n’avait qu’à y penser avant.  S’il vous plaît, descendez de votre tour d’ivoire!  Non, mais il faut être déconnecté de la réalité humaine pour dire de telles choses!  Avez-vous réellement suivi l’histoire… pas juste le procès ou même la sentence?

Elle ne pouvait pas y penser avant… elle était en très grave dépression… elle était suicidaire.  Lorsqu’elle a commis l’irréparable, sa tête,  son cerveau ne fonctionnait pas comme celui d’une personne normalement et lucidement constituée.   Elle ne pouvait y penser avant.  Tout son corps ne fonctionnait pas normalement.  Elle était loin d’être saine d’esprit.  À ce moment-là, sa tête ne pensait pas du tout comme la vôtre ou comme la mienne ou même comme la sienne avant de plonger si creux dans une telle dépression.  Je suis certaine que jamais, elle n’aurait pensé posé un tel acte.  Elle était probablement de ceux et de celles qui comme vous trouvait de tels gestes complètement horribles.

Quand son cerveau est revenu un peu à la normal, elle a été en mesure de réaliser ce qu’elle venait de faire, cela a été sûrement la panique la plus totale.  Depuis, elle paie son crime pas seulement à l’intérieur de sa cellule du Vermont, mais aussi à l’intérieur de tout son être.  Jamais, au grand jamais, elle n’a voulu la mort de son enfant, j’en suis certaine!  Mais chaque jour qu’elle se regarde dans le miroir (si elle le fait encore), elle voit celle qui a tué son propre enfant, elle-même…

Comme je l’ai dit dans mon billet précédent, elle mérite une peine carcérale et elle peut même être exemplaire s’il le faut… mais il y a quand même des limites!

À ceux qui la jugent très sévèrement sans grands sens de jugement d’ailleurs,  je vous souhaite de vivre de grands malheurs et surtout de vous faire juger aussi durement et si injustement que vous le faites pour les autres.

C’est simple… de tels jugements… ça m’écoeure!



{1 juillet 2009}   Louise Desnoyers

Je viens d’entendre le verdict du juge du Vermont envers l’ex enseignante qui a noyé son jeune garçon il y a de cela trois étés.  Très honnêtement quant à donner de telles sentences, les Américains sont aussi bien de ramener la peine de mort dans tous leurs états.  Non, mais c’est vrai! 

Ce n’est pas tant le quinze ans d’emprisonnement ferme qui me dérange.  Oui, elle a eu un moment de folie.  Oui, depuis le jour fatidique, elle paie grassement ce moment d’égarement.  Donc oui, elle mérite d’être aussi punie par la loi.  Car si tous les gestes de folie restaient impunis par « cause humaine », il y en aurait certainement plus.  Plusieurs trouvent que le quinze ans est très sévère.  Très honnêtement, je n’en sais rien.  Entre dix ou quinze ans… pour moi c’est pas mal la même chose. 

L’élément de sentence qui me dérange et pas rien qu’un peu, c’est le fait qu’elle ne puisse plus avoir aucun contact avec son autre fils qui aujourd’hui est majeur.  Je pense que c’est une sentence complètement irréfléchie.  Je crois que le juge n’a pas compris que c’était un moment de folie lors d’un passage dépressif majeur.  Si elle ne peut plus avoir l’espoir de pouvoir reprendre contact avec son fils, qu’est-ce qui peut bien la rattacher à la vie?  Être à sa place, tout ce que j’essaierais de faire, c’est de m’enlever la vie.

C’est pourquoi je dis qu’avec ce type de sentence, il est mieux de remettre la peine de mort en place, ça coûterait alors moins cher à la société que de garder pendant 15 ans quelqu’un qui à la moindre chance s’enlèvera la vie tôt ou tard.

Je trouve bien dommage pour elle le fait qu’elle n’ait pas eu la chance d’être réellement défendue lors de ce procès.  Il ne faut pas oublier qu’elle a dû faire affaire avec un avocat de l’aide juridique et qu’elle n’est pas Américaine mais Canadienne et francophone en plus…



Dans l’avant-dernier billet, je vous disais que j’avais arraché ce qu’il restait du cordon ombilical et que je l’avais jeté à la figure de mon vieil adolescent.

Plus clairement, je l’ai mis momentanément à la porte de mon chez moi (momentanément, ça c’est pour moi… lui, l’avenir me dira si c’est momentanément pour lui aussi).  J’ai demandé à son père de le prendre quelques temps… le temps que mon fils se s’excuse sincèrement et qu’il se décide à agir autrement (c’est-à-dire beaucoup mieux) avec moi.

J’ai mis beaucoup de temps à poser ce geste… il faut dire que cela me trotte dans la tête depuis plus d’un an, mais je n’y arrivais pas; j’avais peur que ce soit le rejet de mon enfant.

Ayant vécu moi-même le rejet de mon père (deux fois plutôt qu’une), j’avais terriblement peur de répéter le même « pattern ».  Vendredi dernier, si j’ai donc interdit la porte de ma demeure à mon fils… c’est bien parce que je n’étais plus capable, et je ne suis toujours plus capable, d’endurer une telle situation.  Je me suis vraiment rendue au bout de mes limites.  C’est pour cela que dans ce même billet, je parle d’hémmorragie.  C’est que c’est très déchirant comme geste à poser.

Par contre, en fin de semaine, je me suis rendue compte que je ne rejetais pas mon garçon, mais que je mettais un stop, un holà à une escalade d’événements qui était de plus en plus vertigineuse.  Donc afin d’éviter une chute fatale, je pense que j’ai fait le bon choix et je l’assume mieux.

Toutefois, il est bien certain que cette certitude d’avoir posé le bon geste se solidifiera lorsque je saurai que mon fils aura compris tout ce qui vient de se passer.



En ne parlant que de ce qui ne va pas avec l’adolescence chez moi, j’ai l’impression de faire croire que je n’y vois que du négatif.  Mais c’est tout à fait faux!  Ça dépend avec qui on vit cette relation parent / adolescent.

Si je pense à la relation que j’ai avec mon second adolescent, c’est une toute autre histoire.  Avec lui, je suis en pleine lune de miel!  Il est super gentil avec moi, il est aidant (pas toujours, mais bon, on a tous nos jours où ça nous tente moins). 

Loin de moi l’envie mesquine de le comparer avec mon plus vieux.  Tout comme j’ai raconté mon désespoir face à ce dernier, je raconte maintenant mon bonheur avec le second de mes fils.  Pour vous montrer que je ne veux surtout pas les comparer aux détriments d’un seul, il y a quelques années, c’est complètement le contraire que je racontais.

En conclusion, quand ça va mal avec un enfant (qu’il soit enfant ou adolescent ou peut-être même adulte, mais je ne suis pas rendue là), c’est l’enfer.  Mais quand ça va bien, c’est la plus belle chose qui pouvait nous arriver… c’est le paradis sur terre.  Paradoxalement, depuis que mes enfants sont nés, je vis l’enfer et le paradis en même temps.  C’est fou ce que ça peut me faire vivre des émotions!!



{2 avril 2009}   Le but de l’adolescence

Tout le monde connait quelques buts de l’adolescence.  Mis à part les changements physiques, un des premiers buts est de couper le cordon ombilical d’avec ses parents pour l’enfant et vice versa pour les parents.

Lorsque ce cordon est coupé doucement, par petits coups et proprement, je pense que la coupure est alors moins douloureuse.  Je vous dis « je pense », car je ne l’ai pas encore vécue… du moins pas de cette manière.

Hier soir, j’ai atteint l’apogée dans mes différends avec le plus vieux de mes trois adolescents.  Je crois qu’entre mon fils et moi, il ne restait que quelques petits fils bien minces pour  maintenir en un morceau le cordon ombilical.  Mais hier, il a été tellement impoli avec moi que j’ai tiré très fort sur le cordon, il s’est déchiré et je le lui ai jeté à la figure!

Je ne sais pas si une coupure propre fait très mal, mais avec un « arrachage » comme celui-là, la douleur est inimaginable.  En plus de la violente douleur ressentie, c’est comme si une hémorragie avait éclaté dans mon corps.

Mais le pire dans tout ça n’est pas la souffrance ou l’hémorragie (car elle s’est un peu calmée, l’hémorragie pas la souffrance), mais c’est plutôt la peur d’infection de la plaie.  Il pourrait alors y avoir un point de non-retour.  Je n’ai pas du tout envie de mourir de cette infection ni avec elle.

C’est vraiment ça ma plus grande crainte, de ne pas savoir ce qui va suivre… car il est certain que le cordon a été coupé un peu trop tôt et surtout pas de la bonne façon.

Mais bon, qui vivra verra!



Ouain!  C’est ce que je suis en train de me dire!  Pourquoi pas partir moi aussi un blog mais sur la vie de parent ayant au moins un adolescent.  Quelqu’un est passé à « Tout le monde en parle » (Je ne me souviens pas de son nom)  il n’y a pas très longtemps pour parler du lancement de son livre qui en fait est une sorte de regroupement des billets qu’elle avait mis sur son blog en tant que jeune mère de famille. 

Je pense que je suis assez expérimentée pour vous parler de ce qu’est de vivre avec des ados à la maison.  Personnellement, j’en ai trois qui sont âgés entre 12 et 17 ans et il y en a un des deux de mon conjoint qui habite maintenant chez nous.  Celui-là a 18 ans.  Pour moi, malgré son âge majeur, il est encore un adolescent puisqu’il vit aux crochets de ses parents ou… des miens parce qu’il n’a pas encore terminé son cours de français de secondaire 5.

Mes trois ados sont tout à fait différents les uns des autres… Le plus jeune est atteint d’un déficit d’attention assez prononcé avec hyperactivité plutôt moyenne.  À part le suivi difficile avec l’école, pour l’instant, cela va assez bien.  Par contre, je sais très bien qu’il est à surveiller étroitement… surtout au niveau de ses influences et ce, dès sa tendre enfance. 

Le second a été plutôt coriace à éduquer dans l’enfance mais ma grande persévérence a porté fruit… maintenant, je nage en parfait bonheur avec lui.

Finalement le plus vieux!  Si avec lui, l’enfance a été très facile, l’adolescence en est tout autrement.  En réalité, je pense que j’ai complètement perdu le contrôle et je me demande s’il n’est pas trop tard pour tenter de le récupérer.  J’ai zéro respect avec lui! Je lui dis de faire telle chose, il fait le contraire.  Je veux l’interdire de sortir pour le punir, il n’entre pas directement de l’école.  Je veux discuter avec lui calmement, il ne veut rien entendre et il a un ton bête, méprisant, arrogant et il me considère comme étant pathétique (c’est vraiment le mot qu’il a utilisé).  Pour couronner le tout, l’école est bien à veille de l’expulser car là aussi, il ne respecte pas les consignes et les conséquences qui viennent avec.

Je n’ai plus vraiment d’emprise sur lui et je ne sais vraiment plus quoi faire.

Ce soir, je lui avais interdit d’aller voir le match de hockey au Centre Bell car je savais qu’en prenant le transport en commun, il arriverait très tard à la maison.  Et que c’est entre autres à cause de ces nombreux retards qu’il sera peut-être expulsé de l’école car il ne va pas aux retenues qui s’y rattachent (Il a justement été suspendu lundi de la semaine dernière pour cette raison).  Eh bien, il n’est toujours pas revenu de l’école et il est 21h55.  Par contre, en mon absence, il a laissé le message qu’il allait manger chez un ami.

Non, je ne sais vraiment plus quoi faire.  Mon conjoint (qui n’est pas son père) prenait beaucoup sa défense au début de notre relation… il trouvait que j’exagérais… il ne connaissait pas encore son côté manipulateur.  Aujourd’hui, il ne lui parle que pour l’essentiel car mon fils a été très impoli envers lui il y a un mois environ (il l’a traité de chien sale).

Je termine comme ça… À L’AIDE!!!  S.O.S!!!  HELP!!! s’il est encore possible de faire quelque chose.



Bon!  Après plus d’une semaine de tourments, enfin tout finit par s’arranger!

Ma semaine de relâche ayant pris fin hier matin, j’ai pu enfin savoir ce que serait mon sort au sein de la commission scolaire tant qu’à ma cheville « entorsée ».  Mais cela n’a pas été sans casse-tête.  Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’une enseignante se blesse en exerçant un autre emploi.  Ce qui fait que la personne responsable de ce type de situation a dû s’informer auprès de son patron quelques fois avant de nous donner le verdict final (à la directrice de mon école et moi).

Finalement, c’est la CSST qui prend en charge les deux emplois, mais étant donné que je pratique deux emplois de nature très différente, ils prendront appui sur mon salaire principal, ce pour quoi j’ai étudié, pour établir le montant de mes prestations et tout ce qui s’y rapporte.

Du côté de la commission scolaire, pour eux, dans ce genre de situation (surtout lorsqu’il y a des limitations au niveau des tâches pouvant être exercées par l’employé(e)), la commission scolaire met automatiquement l’employé(e) en arrêt de travail jusqu’à ce que ce dernier ou cette dernière puisse reprendre le travail régulier à l’emploi où il(elle) s’est blessé(e).

Ce qui fait que cette semaine, je peux enfin prendre une semaine de relâche puisque la semaine dernière a été plutôt mouvementée.  Pour ce qui est de l’autre emploi, j’ai toujours une assignation temporaire et c’est ok car lors de ma vraie relâche, il était prévu que j’y travaille.

Tout est pour le mieux et ma cheville est en processus de guérison.  Alors bonne journée!



{27 février 2009}   Blessure et CSST

Ceux qui me connaissent un peu plus que d’autres savent que présentement, en plus d’exercer la profession d’enseignante, je travaille comme caissière dans un magasin à grandes surfaces.  Cet emploi d’appoint n’est que temporaire et il devrait m’aider à rembourser ma maususse de marge de crédit.

À  peine quelques jours après avoir commencé à travailler dans ce commerce, je me suis dit qu’il fallait que je fasse en sorte de ne pas me blesser car ça pourrait me causer bien des ennuis.  Mais, ce que je ne voulais pas qu’il arrive est arrivé.

Ça s’est passé dimanche matin dernier.  Je me suis fait une bonne entorse à la cheville gauche.  Elle est assez « bonne » l’entorse, pour qu’après 4 jours de traitements chez le physio et 5 jours de « taping », il n’y ait  pas eu beaucoup d’améliorations.  Le médecin qui m’a examiné lundi a écrit sur le petit rapport de la CSST que je ne pouvais travailler debout.

Donc, avec ce verdict, impossible d’aller enseigner la semaine prochaine lorsque ma relâche sera terminée (Car le physiothérapeute recommande au médecin, que je dois revoir lundi matin, de maintenir la consigne).  Par contre, mon second employeur… de beaucoup moindre importance pour moi, m’a trouvé un endroit où je pourrais continuer à faire mon boulot de caissière de façon assise.

J’ai travaillé hier soir à ce poste… plutôt inconfortable.  J’étais assise sur un banc de type garage en ayant le pied pendant.  J’étais dans les jambes du tiroir caisse lorsqu’il s’ouvrait.  J’avais le genou collé sur le bac de récupération.  Résultat: mon pied était plus enflé et ce matin, la douleur se faisait plus ressentir.

Même si j’avais pu travailler de façon extrêmement confortable, j’aurais malgré tout, la frustration d’être obligée de faire mon boulot d’appoint d’à peine une douzaine d’heures par semaine (que j’aime moins) alors que je ne peux pratiquer ma profession à temps plein (que j’aime beaucoup plus).  Sans compter que cela me donne de beaux casses-têtes à régler:  je dois planifier toute une semaine sinon plus pour ma suppléante, c’est la fin de l’étape… je dois donc évaluer, corriger et noter.  Pour cela, il aurait fallu que je fasse un petit sprint de récupération pour les élèves qui ont des difficultés…  Il y avait quelques échéances à respecter pour lundi et mardi que je ne pourrai peut-être pas respecter.  De plus, à l’école, il y aura tous les problèmes reliés aux assurances salaires et autres.  Bref, c’est très compliqué.

Ce serait un peu moins frustrant, si j’étais aussi dans l’incapacité de travailler à l’endroit où je me suis blessée et où il est tellement plus facile pour moi de m’y absenter.

Finalement, tant qu’à me blesser, j’aurais dû le faire à l’école (Ça ne m’aurait pas dérangé d’être deux semaines en arrêt de travail à mes frais à ce second emploi) ou bien, j’aurais dû me blesser beaucoup plus grièvement.  C’est pas que je veuille être réellement en congé forcé… j’aurais préféré davantage ne pas me blesser du tout.  C’est seulement que m’être blessée à cet endroit m’occasionne bien des problèmes pour l’autre emploi et qu’en plus je ne peux même pas être « avantagée » côté travail chez l’employeur où je me suis fait mal.  C’est vraiment frustrant.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller régler mes casses-têtes…



{31 janvier 2009}   Le serpent noir

Eh bien oui, une revenante!

Je sais, ça fait un méchant boutte que je ne suis pas venue écrire ici…  Disons qu’avec 2 jobs et 3 ados, j’ai pas beaucoup le temps.  Mais là ça fait quelques temps qu’il y a une chose qui me chicote et dont j’avais envie de me débarasser.  Je n’en parle à personne car tous ceux qui sont au courant du sujet (et ils sont peu nombreux) pensent probablement que depuis le temps, je suis passée à autre chose, que j’ai tourné la page et fermé le livre.  Je vous jure que j’ai tout fait et que je fais tout encore pour le faire mais je n’y arrive pas.  On dirait que quelque chose ou que quelqu’un m’en empêche.

Il y a deux semaines, j’ai fait un drôle de rêve où un certain serpent noir essayait de me picosser.  Il ressemblait à un genre de mini serpent à sonnette.  Lorsque je me suis réveillée, j’ai pris le livre sur l’interprétation des rêves que j’ai et je suis allée voir ce qu’un serpent en rêve pouvait signifier.  Quand j’ai eu fini de lire la description, j’étais plutôt perplexe…  Car plus je lisais et plus je me rendais compte que je savais très bien ce que ce serpent représentait.  Et ce n’était pas du tout ce qui était écrit dans le fameux livre.  Sauf la définition reliée à la couleur du serpent qui, elle, était totalement dans le coup.

Le fait que le serpent de mon rêve était noir signifiait que des sentiments venus de mon intérieur me grugeaient et qu’ils m’étaient nocifs.  Et pour moi, le serpent qui tentait de me picosser sans cesse représentait un sujet qui justement me torture l’esprit, toujours et toujours.  (Dans le livre, serpent avait une connotation sexuelle…)  Chaque fois que je tente de l’oublier, de l’envoyer au diable, il y a quelque chose qui me le renvoie en pleine face.  C’est justement ce qui m’était arrivé la journée précédant ce fameux rêve.

J’étais au cinéma à regarder « Histoires enchantées » avec Adam Sandler quand justement ce « sujet » tabou est venu me perturber.  Le film n’a absolument rien de vraiment touchant, émouvant… mais moi, lors d’une certaine réplique, j’ai dû de toutes mes forces retenir mes larmes… 

Aujourd’hui, même chose… je n’y pense pas… je suis chez Super C à faire mon épicerie et… vlan!  À l’intercom, quelqu’un appelle un commis qui porte le même maudit nom que celui de mon « sujet tabou ».

Comment fait-on pour se débarasser d’un tel serpent qui n’est là que pour vous tourmenter, vous picosser?  Ne me dites pas un psy… j’ai essayé… c’est trop long et trop coûteux…



et cetera